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Le contrôle au faciès de la police parisienne épinglé dans une étude du CNRS

jeudi 2 juillet 2009, par CDL

Alors que la préfecture de police veut nous imposer son plan de vidéo-surveillance, cette étude met en avant le gout immodéré de la police parisienne pour le "délit de faciès" contraire aux principes républicains. Voici un petit extrait de la synthèse.

En examinant cinq sites parisiens (dans et autour de la Gare du Nord et de la station Châtelet-Les Halles), importants points de transit du centre de Paris où l’on observe une forte activité policière, l’étude a recueilli des données sur les contrôles de police, au premier rang desquelles des données sur l’apparence des personnes contrôlées (origine, âge, sexe, style vestimentaire, types de sacs portés). Cette étude, qui présente des données uniques sur plus de 500 contrôles de police, est la seule menée à ce jour propre à détecter le contrôle à faciès en France.

L’étude a utilisé une méthodologie fondée sur la comparaison systématique entre les personnes contrôlées et la population disponible sur les sites en question durant les mêmes tranches horaires.

L’étude a confirmé que les contrôles d’identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l’apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont, ou paraissent être. Les résultats montrent que les personnes perçues comme « Noires » (d’origine subsaharienne ou antillaise) et les personnes perçues comme « Arabes » (originaires du Maghreb ou du Machrek) ont étés contrôlées de manière disproportionnée par rapport aux personnes perçues comme « Blanches ».

Les entretiens de suivi réalisés avec les personnes qui venaient d’être contrôlées donnent à penser que les Noirs comme les Arabes subissent d’ordinaire davantage de contrôles de police que les Blancs.

Un autre facteur déterminant a été le style de vêtements portés par les personnes contrôlées. Bien que les personnes portant des vêtements aujourd’hui associés à différentes « cultures jeunes » françaises (« hip-hop, » « tecktonic, » « punk » ou « gothique », etc.) ne forment que 10% de la population disponible, elles constituent jusque 47% de ceux qui ont été effectivement contrôlés. Il ressort de notre étude que l’apparence vestimentaire des jeunes est aussi prédictive du contrôle d’identité que l’apparence raciale. L’étude montre une forte relation entre le fait d’être contrôlé par la police, l’origine apparente de la personne contrôlée et le style de vêtements portés.

Article sur le monde.fr

Article sur le site de la LDH Toulon

La conclusion de l’étude :

En l’absence de stratégies policières légitimes qui expliqueraient ces contrôles l’identité autrement que par l’apparence des intéressés, les différentes forces de police pratiquent ce que l’on appelle couramment en France le contrôle au faciès. Ceci est en contradiction avec la législation nationale française anti-discrimination et le Code de déontologie de la police. Il contredit aussi les normes européennes sur les droits de l’Homme.

En visant certaines personnes à cause de ce qu’elles sont (ou ont l’air d’être) et non à cause de ce qu’elles ont fait ou font, les policiers perpétuent des stéréotypes sociaux et raciaux. L’attention accrue que la police accorde à certaines personnes peut entraîner une augmentation des conflits avec la police, lourds de conséquences à la fois pour la sécurité du public et celle des fonctionnaires eux-mêmes. Une relation police-public insatisfaisante suscite une méfiance envers la police et ne prédispose pas les gens à la soutenir, ce qui diminue son efficacité en matière de prévention et de détection des crimes et des délits.

Les auteurs de cette étude soumettent ensuite diverses préconisations aux forces de police et au gouvernement.

On sait maintenant quelle sera la formation des policiers visionnant les images du "plan 1000 caméras". Un diplôme de délit de faciès et un abonnement à un magazine de mode.

Nous vous invitons, si vous correspondez aux profils du "délit de faciès" mentionnés dans cette étude à signer la pétition contre ces caméras. Et si vous n’êtes pas concernés par ces profils, n’oubliez pas que vous pourriez l’être bientôt.

(à noter également, l’étude britannique de Clive Norris et Gary Amstrong dans laquelle il apparaissait que 68% des personnes noires surveillées par les caméras l’étaient “sans raison apparente” (“no obvious”), de même que 65% des adolescents : CCTV and The Social Structuring of Surveillance (tableau page 164))

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