Le Collectif démocratie et libertés
Signer la pétition

Agenda du Collectif Nous contacter.
La carte des caméras de vidéosurveillance à Paris. Testez vous sur la vidéosurveillance.

    

Qui sommes-nous ?

- Act-up (Paris)
- Alternative Libertaire (Paris)
- Les Alternatifs (Paris)
- Les Amis de Tolbiac / Le Barbizon (Paris 13)
- Association Cité Prost (Paris 11)
- Association Saint-Bernard (Paris 11)
- Estampe et Art Populaire (Paris 20)
- ATTAC (Paris 12)
- Cap21 (Paris)
- Chemins verts (Paris 11)
- Le Collectif 12 (Paris 12)
- Comité Métallos (Paris 11)
- Commune libre d’Aligre (Paris 12)
- La Coopérative (Paris 18)
- Fondation Copernic
- L’IPAM
- LDH Paris 10/11
- LDH Paris 12
- LDH Paris 13
- LDH Paris 18
- LDH Paris 20
- Le MRAP (Paris)
- Le Moulin à café (Paris 14)
- Le NPA (Paris)
- L’Ogresse (20e)
- Le Parti de Gauche (Paris)
- Le PCF (Paris)
- Privacy France (Big Brother Awards)
- Souriez, vous êtes filmés
- Sud PTT (Paris 12)
- Sud Ville de Paris (Paris)
- Union syndicale Solidaires (Paris)
- Urbanisme & démocratie (Paris 14)
- Les Verts (Paris) ...





Problèmes d'affichage ou pour signer la pétition ?


Les « prêt-à-penser » de la sécurité

samedi 6 mars 2010, par CDL

L’étude sociologique présentée ici s’appuie sur l’exemple Lyonnais. Voici son introduction.

SÉCURITÉ, VIDÉOSURVEILLANCE ET CONSTRUCTION DE LA DÉVIANCE : L’EXEMPLE DU CENTRE-VILLE DE LYON

Christophe Bétin, Emmanuel Martinais et Marie-Christine Renard

Pensée comme un simple outil destiné à endiguer ou réprimer les comportements et les actes « délictueux » sur l’espace public, la vidéosurveillance s’impose depuis quelques années maintenant comme l’un des moyens à disposition des municipalités pour garantir la sécurité des biens et des personnes.

Profitant à ce titre de la prétendue « neutralité » de la technique, elle se situerait comme « en dehors » des enjeux et des antagonismes sociaux et échapperait de facto aux logiques et représentations des gestionnaires de la sécurité publique. De fait, les modes de légitimation de la vidéosurveillance restent le plus souvent dans l’implicite, tant ses fonctions et ses usages tendent à s’imposer dans le registre de l’évidence, pour reprendre la formule de B. Rochette et E. Marchandet (1998).

Mais ces deux auteurs de poursuivre : les techniques ne sont jamais de simples adjuvants instrumentaux à des pratiques qu’elles viendraient seulement rationaliser, elles sont l’expression d’une culture et elles la modifient. Il ne fait pas de doute, cependant, que, comme la science, la technique semble s’autonomiser et devenir à elle-même sa propre fin, et les questions de l’utilité sociale et de la possibilité technique ont tendance à inverser leur ordre de préséance. On se demande d’abord si on peut le faire, et, dans l’euphorie du faire, la question de l’utilité disparaît ; et, plus généralement, la question des déterminants sociaux et des effets sociaux de ce qui a été fait (Rochette, Marchandet, 1998, 185).

Notre propos se situe dans cette perspective. À partir de l’exemple lyonnais1, nous souhaitons montrer que la vidéosurveillance se construit d’abord sur la base de rapports sociaux conflictuels, qu’elle est imprégnée de représentations, qu’elle s’inscrit dans des dispositifs institutionnels aux prises avec des logiques économiques, politiques, culturelles et symboliques, pour finalement contribuer à redéfinir les normes sociales qui président à la qualification des pratiques déviantes. Dans un premier temps, nous allons donc nous pencher sur ce qui « fait culture » en matière de sécurité publique pour ensuite observer comment la mise en oeuvre d’une politique sécuritaire est l’occasion de durcir les représentations sociales à l’oeuvre. Enfin, au regard des usages de la vidéosurveillance et du travail (social) d’exploitation des images, nous poserons la question de la construction des faits de déviance.

Télécharger l’intégralité sur le site du Cairn

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Crédits