Le Collectif démocratie et libertés
Signer la pétition

Agenda du Collectif Nous contacter.
La carte des caméras de vidéosurveillance à Paris. Testez vous sur la vidéosurveillance.

    

Qui sommes-nous ?

- Act-up (Paris)
- Alternative Libertaire (Paris)
- Les Alternatifs (Paris)
- Les Amis de Tolbiac / Le Barbizon (Paris 13)
- Association Cité Prost (Paris 11)
- Association Saint-Bernard (Paris 11)
- Estampe et Art Populaire (Paris 20)
- ATTAC (Paris 12)
- Cap21 (Paris)
- Chemins verts (Paris 11)
- Le Collectif 12 (Paris 12)
- Comité Métallos (Paris 11)
- Commune libre d’Aligre (Paris 12)
- La Coopérative (Paris 18)
- Fondation Copernic
- L’IPAM
- LDH Paris 10/11
- LDH Paris 12
- LDH Paris 13
- LDH Paris 18
- LDH Paris 20
- Le MRAP (Paris)
- Le Moulin à café (Paris 14)
- Le NPA (Paris)
- L’Ogresse (20e)
- Le Parti de Gauche (Paris)
- Le PCF (Paris)
- Privacy France (Big Brother Awards)
- Souriez, vous êtes filmés
- Sud PTT (Paris 12)
- Sud Ville de Paris (Paris)
- Union syndicale Solidaires (Paris)
- Urbanisme & démocratie (Paris 14)
- Les Verts (Paris) ...





Problèmes d'affichage ou pour signer la pétition ?


Affaire des bébés contaminés au RIFD - réactions

lundi 20 septembre 2010, par CDL

Une nouvelle fois la "modernité" des industriels évoluant dans le domaine du traçage, de la surveillance et du sécuritaire propose une régression sans nom des valeurs humaines.

On s’attaque maintenant aux enfants selon le même schéma que la vidéosurveillance :
- proposition scandaleuse
- étude des réactions
- recherche sur les moyens de retournement de l’opinion
- mise en place du projet d’origine sous une nouvelle appellation.

La vidéosurveillance dans les rues, ayant fait de nos vies privées, un objet marchand générateur d’énormes bénéfices subventionnés par l’argent public, ne permet plus l’arrivée de nouveaux profiteurs sécuritaires. Pour leur permettre d’augmenter leurs profits, il leur faut toujours ouvrir d’autres marchés sur la vie.

Pour protéger les bébés des appétits carnassiers de ces industriels de la surveillance, le CDL soutient l’action du collectif "Pas de bébés à la consigne".


Communiqué du collectif PAS DE BEBES A LA CONSIGNE !

Les bébés : ni sardines au printemps, ni sacs à puces à l’automne !

La presse s’est fait l’écho du projet qui émanerait d’une crèche privée à Paris consistant à « équiper » les enfants accueillis d’une puce électronique pour suivre leurs déplacements dans les locaux, au prétexte de prévenir une hypothétique sortie intempestive d’un enfant de l’établissement.

Les professionnels de la petite enfance et les familles réprouvent ce projet. Ce serait enfermer les enfants dans une cage virtuelle. Cela ferait peser sur leurs petites épaules un climat de d’inquiétude inutile face à un danger fantasmé, et redoutable par l’anxiété qui serait attachée à leurs moindres mouvements.

Miser sur une hypersurveillance électronique au lieu d’un accompagnement bienveillant par les professionnels est totalement illusoire pour la sécurité des enfants. Cela déresponsabilise des professionnels qui sont formés à l’écoute, dans une relation éducative individualisée avec l’enfant, et cela fragilise et minore leurs liens avec les tout-petits.

Accompagné par l’adulte chaque bébé prend progressivement conscience des réels dangers et en fait l’apprentissage. Une laisse électronique censée garantir de l’extérieur sa sécurité produirait au contraire un effet de conditionnement et de dépendance.

Dans un climat où les conditions d’accueil de la petite enfance sont déjà mises à mal (avec les décisions gouvernementales sur l’accueil en surnombre, la déqualification des équipes), la puce-surveillante ne saurait se substituer à l’attention humaine et protectrice des adultes. Cela porterait un coup supplémentaire à la qualité d’accueil des jeunes enfants : car leur sécurité physique et psychique repose sur une relation personnalisée avec les professionnels. Ce serait aussi la porte ouverte à de nouvelles pressions pour diminuer les taux d’encadrement et réaliser des « économies » sur le dos des personnels et des enfants.

Ni sardines au printemps, ni sacs à puces à l’automne ! Si ce projet de traçage des bébés était confirmé le collectif « Pas de bébés à la consigne » appellerait parents et professionnels à se mobiliser pour en exiger l’abandon. http://www.pasdebebesalaconsigne.com/


Communiqué adjoint groupe vert de la mairie de Paris chargé de la petite enfance

Le projet de surveillance électronique des enfants placés en crèche serait contraire aux valeurs éthiques et professionnelles

Un article, publié dans le journal « Le Parisien » sous le titre « Une crèche va pucer les bébés », annonce qu’un établissement parisien va tester dès l’an prochain, un système de surveillance électronique des enfants grâce à une puce intégrée à leurs vêtements.

La Ville de Paris a appris l’existence de ce projet à l’occasion de la parution de cet article de presse. Il convient de signaler que ce projet est purement privé et ne concerne en aucun cas une crèche municipale, ni une crèche associative financée par la Ville.

La Ville de Paris est opposée à un tel projet qui apparaît tout à la fois inefficace, inutile, anxiogène et contraire aux valeurs éthiques et professionnelles. La sécurité physique et affective des enfants est une préoccupation constante des professionnels qui travaillent au sein des établissements de la Ville de Paris.

Les dispositions prises pour assurer la sécurité des enfants sont évaluées régulièrement aussi bien par les responsables d’établissements que par les services de la Protection maternelle et infantile (PMI). Elles reposent sur la présence constante et l’attention soutenue des professionnels qualifiés placés auprès des enfants et sur l’information directe des parents en cas de difficulté.

Par ailleurs, les locaux sont conçus pour faciliter la surveillance des enfants grâce à la recherche d’un maximum de transparence et l’entrée et la sortie des établissements sont systématiquement contrôlées et limitées aux personnes habilitées à les fréquenter.

Ces dispositifs de surveillance électronique promus et commercialisés par une société privée sont susceptibles d’alimenter – pour exister ? - une anxiété infondée chez les parents et les enfants. Ils risquent même de gêner les pratiques professionnelles qui exigent un contact direct tant avec les familles qu’avec les enfants. De la même façon, la recherche d’économies éventuelles en personnels par ce biais est, pour la Ville de Paris, à proscrire au nom de la qualité d’accueil, de la conception et de la pratique parisienne du service public de la petite enfance.

Pour Christophe Najdovski, adjoint vert chargé de la Petite enfance, cette expérimentation marque « une dérive inquiétante, celle d’une société de surveillance et de contrôle, alors que les crèches doivent être des lieux d’éveil et d’éducation des enfants ».


SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Crédits