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Le Figaro : à Paris, “la vidéosurveillance tisse sa toile”

lundi 28 novembre 2011

[un article sur lefigaro.fr du 27 novembre 2011, par Flore Galaud : “La vidéosurveillance tisse sa toile” (curieusement, le média de Serge Dassault n’utilise pas le terme de novlangue “vidéoprotection” entériné il y a neuf mois par la Loppsi 2). Liste des emplacements par arrondissement au bas de l’article.]

À compter du 21 décembre, 201 nouvelles caméras seront installées dans la capitale par la Préfecture de police. Des agents habilités regarderont en continu ces images. Consultez les caméras installées près de chez vous à partir du 21 décembre 2011

Le « plan de vidéoprotection pour Paris » (PVPP) entre officiellement en action. À partir du 21 décembre, conformément au projet adopté il y a deux ans par le Conseil de Paris, 201 caméras appartenant à la Préfecture de police vont être déployées sur la voie publique dans les vingt arrondissements de la capitale. Les quartiers cossus seront les plus équipés : le Ve (20 caméras), le IVe (16) le VIIe (15) et le VIIIe (14). Le XXe et le XVIIIe ne disposeront quant à eux que de quatre caméras, le XIXe , de neuf. D’un simple clic, des policiers habilités pourront accéder aux images de ces caméras de vidéosurveillance quand ils le souhaiteront. Ils auront aussi la possibilité de visionner celles de la Ville de Paris (202 caméras), de la SNCF et de la RATP (9.500). Mais pas seulement : les policiers auront encore accès aux caméras des sociétés privées ayant accepté de signer des conventions. C’est notamment le cas du Forum des Halles (200), du Parc des Princes (199), du Musée du Louvre (50), du centre commercial de la Défense et du magasin Printemps Haussmann.

Et il ne s’agit que d’un début : d’ici à la fin du projet, prévu pour juin 2012, 1.500 caméras seront opérationnelles dans Paris intra-muros. Un vaste projet, estimé à 200 millions d’euros, qui a nécessité l’installation de près de 400 km de fibre optique dans la capi­tale. La société Iris a en charge sa réalisation technique, en vertu d’un contrat d’une durée de dix-sept ans. C’est elle qui s’occupera de la maintenance des appareils.

Jusqu’à présent, les policiers ne disposaient à Paris que de 122 caméras, dont les images n’étaient visibles que depuis les deux salles de commandement de la Préfecture, située sur l’île de la Cité. Désormais, tous les commissariats seront équipés d’un « centre de visualisation » où un agent observera, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, les images de ces caméras, qui sont fixes ou mobiles. Ces agents auront accès à l’ensemble des caméras, y compris celles situées en dehors de leur arrondissement. Les lieux privés (tels que les appartements) seront floutés sur les images. « Accès très sécurisé »

« L’accès à ces données est très sécurisé », assurait vendredi, au cours d’une réunion interne, Daniel Padoin, chef d’état-major d’agglomération. Les 2.500 policiers qui vont être amenés à travailler avec ce dispositif devront suivre une formation (d’une durée comprise entre deux et quatre jours) au centre de Malakoff. Pour pouvoir regarder les images, l’agent habilité devra entrer sa carte à puce dans un lecteur. « Tout ce qu’il regarde sera tracé. » En fonction de ce qu’il verra, il pourra guider, sur le terrain, les patrouilles mobiles.

Jusqu’ici, les images filmées par les 122 caméras de la PP ne pouvaient être conservées. Dorénavant, elles le seront pendant 30 jours. Pour étendre ce délai, dans le cadre d’une enquête par exemple, les images pourront être stockées, à la suite d’une réquisition judiciaire interne, sur un « coffre-fort électronique », sorte de disque dur, ou gravé sur un DVD. Elles seront alors à l’entière disposition de la justice. La police se donne entre six mois et un an pour évaluer les effets de ce plan.

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