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“Vidéosurveillance à Paris : 2300 euros l’arrestation”

lundi 13 février 2012

La préfecture de police a dévoilé quelques chiffres sur le nouveau plan de vidéosurveillance de la capitale. Petit exercice de calcul mental.
Depuis le 21 décembre, la préfecture de police dispose de 180 caméras de surveillance réparties dans Paris, destinées à des interventions immédiates de la police quand des infractions seront constatées sous leur gros œil de verre.
L’installation progressive du “plan 1000 caméras” devrait s’achever à la fin de l’année, mais déjà la préfecture communique sur les résultats obtenus. Après un petit “couac” début janvier impliquant des vendeurs de L’Huma Dimanche, penchons-nous sur les chiffres rendus publics ce mercredi.
Les “patrouilles vidéoguidées”, aiguillées par les surveillants des centres d’arrondissements, ont effectué 642 interventions depuis le lancement du dispositif. Ces sorties télévisuellement assistées ont donné lieu à 56 gardes à vue, soit une garde à vue pour trois caméras. A titre de comparaison, un rapport parlementaire a recensé 56 819 gardes à vue à Paris pour l’année 2009.
Plus intéressant : le nombre d’interpellations (sans qu’elles soient forcément suivies de garde à vue) grâce aux caméras. La préfecture en annonce 347 depuis le début du plan, c’est-à-dire sur 47 jours (du 21 décembre au 5 février).
On peut s’amuser à en tirer des statistiques qui donnent une perspective à long terme. Pour l’instant, le score moyen est de deux interpellations par caméras sur toute la période. Dit autrement, si ce rythme se maintient, chaque caméra permettrait d’interpeller 15 individus par an, un tous les 24 jours.
Pas énorme. Mais cela signifierait que la vidéosurveillance à Paris serait diablement plus efficace que dans les autres villes de France où des statistiques sont disponibles. A Lyon, chaque caméra entraîne l’arrestation d’une personne par an. A Nice, championne de France de la surveillance, 0,24 interpellation par caméra et par an.
Projetons-nous encore. 15 arrestations par caméra et par an, c’est un chiffre à faire rêver Christian Estrosi (et tous les marchands de “vidéoprotection”). La Cour des comptes estime le coût d’installation d’une caméra de vidéosurveillance à 36000 euros. En continuant à imaginer que la tendance se confirme, chaque arrestation réalisée à Paris à l’aide d’une caméra coûtera donc la modique somme de 2300 euros. Hors salaire des fonctionnaires de police. A ce prix-là, il serait plus rentable que les suspects soient coupables.
Camille Polloni, 8 février 2012, sur www.lesinrocks.com

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